Hôtel Voland - 5, rue Voland - 04100 Manosque
tél : 04 92 75 67 83
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Frédéric Forte est né en 1973 à Toulouse et vit aujourd’hui à Paris. Il est poète, traducteur et membre de l'Oulipo (L’Ouvroir de Littérature Potentielle), groupe littéraire créé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, regroupant, entre autres, Georges Perec, Italo Calvino, Jacques Roubaud, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier ou encore Paul Fournel. Les auteurs oulipiens, dont le travail se développe autour de la notion de contraintes d’écriture, se définissent bien souvent comme « des rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir ».
Marqué très tôt par l’œuvre de Raymond Queneau (il découvre à 12 ans les Exercices de style), Frédéric Forte s’est tournée vers la poésie en 1999 après avoir joué de la basse électrique dans différents groupes de rock. La poésie est à ses yeux le moyen privilégié pour interroger les limites du langage. Son travail est principalement tourné vers l’expérimentation formelle mais il ne s’interdit aucune voie, pas même la prose.
Durant sa résidence à Manosque, Frédéric Forte rencontrera les Manosquins à l’occasion de débats, lectures ou ateliers d’écritures avec les scolaires… Il travaillera également à un projet personnel mais aussi lié au festival. Une série de textes courts conçus pour les écritoires et constituant à la fois la description poétique d’une lettre imaginaire et, pour le public, une invitation à l’écriture d’une lettre réelle.
A lire :
Comment(s) – Editions de l’Attente
Poèmes isolés – Editions du soir au matin
Une collecte – Théâtre typographique
A consulter : www.oulipo.net
ÉDITO
Faire découvrir les écrivains d’aujourd’hui, leur donner la parole, présenter une littérature en dialogue, susciter des croisements entre le texte, la musique, l’image, la voix. Offrir un foisonnement de lectures, de rencontres et de lieux d’écritures pour transformer Manosque en une véritable scène littéraire ouverte à tous. Ce sont les mêmes désirs qui nous guident depuis maintenant treize ans.
Chaque année, Les Correspondances se réinventent avec les écrivains mais aussi grâce aux comédiens, musiciens, plasticiens qui nous prouvent que la littérature est un art vivant. Et chaque année se renouvelle pour nous le plaisir de partager nos engouements, d’accompagner de jeunes écrivains, de saluer les grands auteurs contemporains, de s’adresser à un public désireux de découvertes.
Dans cette période de crise permanente, nous sommes tentés de penser que le livre constitue un refuge salutaire. Car loin de nous éloigner de la vie, la lecture nous ouvre au monde et à ses perceptions. Les écrivains nous parlent de ce désarroi contemporain loin des polémiques à répétition dont nous accable le matraquage médiatique. Ils nous emmènent au plus profond des réalités humaines, explorent aussi les motifs intemporels, amour, mort, présence à la vie, relations filiales... Et lorsqu’ils s’emparent de sujets d’actualité, mêlent fiction et réalité, c’est pour faire naître une vision moins convenue et plus palpable de notre monde. En cela, ils nous rendent plus conscients – plus libres.
Pour cette treizième édition, nos pensées vont vers Jean-François Michel qui présidait notre festival depuis 2006 et qui nous a quittés le 23 juillet. Pour faire face à la tristesse de l’avoir perdu, il faut se réjouir de l’avoir connu. Cette formule prend tout son sens quand il s’agit de lui. Et ne jamais oublier non plus ce petit rituel invariable : lorsque nous nous quittions, il nous lançait doucement avec un petit sourire, “Allez, vive la vie !”, comme un rappel à l’évidence.
Olivier Chaudenson, directeur