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La 14e édition du festival des Correspondances se déroulera du 26 au 30 septembre 2012

ÉVÈNEMENTS

Dans le cadre de l’opération Les mots en bouche, proposée par les communautés de communes Luberon Durance Verdon et Pays de Forcalquier Montagne de Lure,
Les Correspondances proposent
un déjeuner littéraire avec Arnaud Cathrine
le dimanche 27 novembre à 12h
au restaurant le Tracteur à Puimoisson.

Arnaud Cathrine viendra nous parler et nous lire des extraits de son dernier livre Nos vies romancées, paru en septembre dernier chez Stock.

Dans cet ouvrage, l’auteur rend hommage aux textes qui l'ont construit.

“Alejandra Pizarnik note en 1959 dans son journal intime : "Je dois arrêter de lire les auteurs dont je peux me passer, ceux qui pour le moment ne m’aident pas." Les livres que je voudrais évoquer ici m’ont infiniment aidé. Au moment où je les ai lus, bien sûr, mais aujourd’hui encore. Je les relis à intervalles réguliers. On appelle cela des "livres de chevet". Carson McCullers, Françoise Sagan, Roland Barthes, Fritz Zorn, Sarah Kane et Jean Rhys : quatre femmes, deux hommes ; quatre étrangers, deux français. Au total, l’inventaire ne dit pas grand-chose car je n’ai pas cherché d’équilibre. Les choses se sont distribuées simplement. Au gré des objets de mon affection. Je me suis autorisé à inscrire ces lectures dans un contexte moins intime que personnel. Ce projet est arrivé au bon moment pour moi. Je cherchais ça : une écriture personnelle qui ne soit pas forcément intime. Il m’a importé aussi d’écrire deux ou trois choses que je pense de la littérature et qu’il me semblait prématuré d’écrire jusque-là.”

Repas à la charge des participants : Entrée / Plat / Dessert pour 20€. Les boissons sont offertes par l’opération Les mots en bouche. Réservations au 04 92 71 18 63  / Renseignements au 04 92 75 67 83

Arnaud Cathrine sera également le 19 novembre au Théâtre National de Cavaillon et du 22 au 26 novembre au Théâtre National de Marseille - La Criée pour un spectacle musical Il n'y a pas de cœur étanche avec Julie Rey. Plus d’informations sur le site d'Arnaud Cathrine

ÉDITO

Faire découvrir les écrivains d’aujourd’hui, leur donner la parole, présenter une littérature en dialogue, susciter des croisements entre le texte, la musique, l’image, la voix. Offrir un foisonnement de lectures, de rencontres et de lieux d’écritures pour transformer Manosque en une véritable scène littéraire ouverte à tous. Ce sont les mêmes désirs qui nous guident depuis maintenant treize ans.

Chaque année, Les Correspondances se réinventent avec les écrivains mais aussi grâce aux comédiens, musiciens, plasticiens qui nous prouvent que la littérature est un art vivant. Et chaque année se renouvelle pour nous le plaisir de partager nos engouements, d’accompagner de jeunes écrivains, de saluer les grands auteurs contemporains, de s’adresser à un public désireux de découvertes.

Dans cette période de crise permanente, nous sommes tentés de penser que le livre constitue un refuge salutaire. Car loin de nous éloigner de la vie, la lecture nous ouvre au monde et à ses perceptions. Les écrivains nous parlent de ce désarroi contemporain loin des polémiques à répétition dont nous accable le matraquage médiatique. Ils nous emmènent au plus profond des réalités humaines, explorent aussi les motifs intemporels, amour, mort, présence à la vie, relations filiales... Et lorsqu’ils s’emparent de sujets d’actualité, mêlent fiction et réalité, c’est pour faire naître une vision moins convenue et plus palpable de notre monde. En cela, ils nous rendent plus conscients – plus libres.

Pour cette treizième édition, nos pensées vont vers Jean-François Michel qui présidait notre festival depuis 2006 et qui nous a quittés le 23 juillet. Pour faire face à la tristesse de l’avoir perdu, il faut se réjouir de l’avoir connu. Cette formule prend tout son sens quand il s’agit de lui. Et ne jamais oublier non plus ce petit rituel invariable : lorsque nous nous quittions, il nous lançait doucement avec un petit sourire, “Allez, vive la vie !”, comme un rappel à l’évidence.

Olivier Chaudenson, directeur