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  • 16H

    ÉPISTOLAIRE ANTÉRIEUR

    DÉAMBULATION LITTÉRAIRE AVEC FRÉDÉRIC FORTE
    > RV au bureau du festival, place de l'Hôtel-de-Ville

    Auteur en résidence à Manosque, Frédéric Forte propose au public des correspondances de le suivre dans une déambulation d’Écritoire en Écritoire. À chaque « station », l’écrivain invitera les curieux à découvrir avec lui les textes qu’il a composés à leur intention pour titiller leur envie d’écrire.

  • 17h

    INAUGURATION

    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    En présence des personnalités officielles, de l’équipe des Correspondances, des partenaires du festival, des auteurs et artistes invités.

  • 18h

    GRAND ENTRETIEN AVEC PHILIPPE DJIAN

    PRÉSENTÉ PAR MAYA MICHALON
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Celui qui ne se dévoile qu’avec réticence et se dit «fasciné par les écrivains qui ne se montrent pas » nous offre à nouveau le privilège d’un grand entretien pour ouvrir ces Correspondances 2012. Se jouant des codes et des genres — polars, romans noirs, récits de vie, séries — Philippe Djian a construit une œuvre unique, nourrie de littérature américaine et tendue vers le souci de justesse et de composition : voix, ton, timbre, phrasé, rythme, lexique. Avec lui, le mot d’Hemingway selon lequel «un auteur sans oreille est comme un boxeur sans main gauche» prend tout son sens. Dans ce registre, son dernier livre, Oh..., conjugue vitesse de frappe et précision des coups. Avec ce texte nerveux et cinématographique, le combat commence d’emblée et sera sans répit : Michèle, la narratrice, vient de se faire violer. Tout autour d’elle n’est que désordre et inquiétude : père, mère, fils, ex-mari, amant, voisin... Un concentré du monde contemporain en crise, à l’envers, au bord du chaos. Un monde menaçant que cette femme forte affronte en héroïne, jusqu’au bout d’un destin tout à la fois dramatique, facétieux et amoral.

    À LIRE : Philippe Djian, Oh..., Gallimard, 2012.
    À NOTER : Le Retour de Harold Pinter, traduit de l'anglais par Philippe Djian, Gallimard, 2012.

  • 21h

    TÊTES RAIDES

    "CORPS DE MOTS"
    CONCERT LITTÉRAIRE
    > Grande Salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    Têtes Raides, c’est une bande de copains, des sons d’accordéon, des cuivres de fanfare, des rythmes, une énergie, une capacité inédite à marier les genres : chanson, rock, valse, ska, reggae... C’est un parcours artistique exemplaire d’inventivité, d’intégrité et d’engagement. c’est une œuvre imprégnée de littérature et parsemée de résonances poétiques. En 2008, Christian Olivier, le chanteur du groupe, était venu en éclaireur pour nous faire entendre quelques textes. Il revient avec toute sa bande et une formule pensée sur mesure pour l’ouverture des Correspondances : huit artistes sur scène pour évoquer les affinités électives du groupe avec la littérature, pour faire entendre les écrivains qui marient, au sens plein du mot, poétique et politique.
    Pour présenter ce spectacle, Têtes Raides fait cette belle déclaration qui sonne comme un autoportrait : « Il n’y a pas de poésie pour la poésie, il y a le sang, il y a le vent, il y a la terre, il y a la mer et je ricoche à l’infini, les corps de mots, les corps de cris ».
    Des textes mis en musique (Le Condamné à mort de Genet, On ne quitte pas son ami de Desnos ou J‘voudrais pas crever de Vian), une libre promenade dans le répertoire musical du groupe qui interprètera quelques-unes de ses chansons tout en faisant l’école buissonnière en compagnie de Rimbaud, Apollinaire, Lautréamont, Artaud et Stig Dagerman. Tel est le programme de cette soirée émaillée de surprises.

    À ÉCOUTER : Têtes Raides, "L'An demain", Tôt ou Tard, 2011.
    À LIRE : Têtes Raides, on y va!, Textuel, 2008 (en partenariat avec FIP).
    Sur le Web : www.tetesraides.fr