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  • 11h

    LES APÉROS LITTÉRAIRES DU COMITÉ DE LECTURE

    AVEC SYLVAIN PRUDHOMME & MOSHE SAKAL
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Pendant le festival, les membres du comité de lecture, accompagnés par Raphaël France-Kullmann, invitent le public à des lectures d’extraits de livres des auteurs invités aux Correspondances, puis à bavarder avec eux autour d’un verre.

    Rencontres animées par Nathanaële Corriol et Sylvie Pezon de la médiathèque intercommunale.
  • 15h

    LES SIESTES ACOUSTIQUES ET LITTÉRAIRES

    PAR BASTIEN LALLEMANT, JP NATAF, ALBIN DE LA SIMONE
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    C’est Bastien Lallemant qui est à l’origine de ce réjouissant concept : inviter des spectateurs à s’allonger dans une salle de concert faiblement éclairée (coussins fournis !), réunir une poignée d’artistes et, sans micro ni amplification, offrir un concert tout acoustique. Si certaines et certains s’endorment réellement, les témoins « éveillés » auront pu constater l’écoute très particulière et inédite que cette posture induit. D’où notre envie de proposer à Bastien Lallemant et à deux de ses compères — JP Nataf et Albin de la Simone — de venir créer à Manosque des siestes acoustiques mais également littéraires. Rendez-vous à 15h : les trois complices ont préparé une heure de chansons et de lectures avec des auteurs du festival dont il serait dommage de dévoiler ici l’identité.
    Expérience singulière assurée !

  • 16h30

    "LES SAUVAGES" DE SABRI LOUATAH

    RENCONTRE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Saint-Étienne, à la veille du second tour de l’élection présidentielle française. Nicolas Sarkozy affronte un candidat PS d’origine algérienne et Slim Nerrouche se marie avec une jeune Oranaise. À partir de ces deux situations, Sabri Louatah écrit une saga romanesque digne d’un grand feuilleton contemporain. Auscultation d’une famille maghrébine en habits de fête d’un côté — entre les couscoussiers et les pilules d’ecstasy —, fiction politique culottée mais non dénuée de pertinence de l’autre, le tout porté par un rythme haletant et l’impression que quelque chose gronde, se trame... Ces Sauvages-là nous captivent ! On a beaucoup dit, avec justesse, la singularité de ce texte, entre la série télé 24 Heures et Dostoïevski. Le tome 2 vient de paraître. On attend de pied ferme les trois prochains.

    À LIRE : Sabri Louatah, Les Sauvages, tomes 1 et 2, Flammarion, 2012.
  • 18h

    MATHIAS ÉNARD & JUAN GABRIEL VÁSQUEZ

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Ladhkar a dix-huit ans, il vit à Tanger. Désavoué par sa famille, il est recueilli quelque temps par des islamistes avant de fuir jusqu’à Barcelone. Rue des Voleurs est «un roman d’aventures, de l’aventure tragique du monde d’aujourd’hui. On y croise des jeunes qui rêvent d’un avenir meilleur, d’autres qui ne rêvent plus (...) et des livres, beaucoup de livres, qui restent, en définitive, avec le feu, la seule façon de combattre les ténèbres», dit Mathias Énard, qui a écrit avec brio cette histoire dans l’urgence, mû par la nécessité de témoigner du monde bouleversé par les révolutions arabes.
    L’écrivain colombien Juan Gabriel Vásquez raconte, lui, l’histoire d’un homme de quarante ans qui vit à Bogotá, Antonio Yammara, dont le destin est littéralement altéré par celui de Ricardo Laverde, compagnon occasionnel de billard. De Laverde, au départ, Yammara sait qu’il a été pilote et a fait de la prison. Le Bruit des choses qui tombent, c’est celui des corps blessés sur l’asphalte, des avions au-dessus des montagnes, des rêves des hommes dans la tristesse et la mélancolie. Ce livre saisissant bouleverse autant qu’il instruit sur la société colombienne contemporaine.
    Les deux auteurs ont en commun un talent de narrateur propre à emporter le lecteur dans d’amples récits qui explorent l’histoire récente et disent le désenchantement du monde. Ils partagent aussi leur lieu de vie, Barcelone, et s’apprécient mutuellement.

    À LIRE : Mathias Énard, Rue des Voleurs, Actes sud, 2012 ; Juan Gabriel Vásquez, Le bruit des choses qui tombent, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Le seuil, 2012.
  • 18h

    POSY SIMMONDS

    RENCONTRE-PROJECTION ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    Transposer deux classiques de la littérature du XIXe siècle dans la société anglaise contemporaine, les illustrer pour en faire des romans graphiques et les imposer comme de nouveaux classiques du genre... C’est là l’exploit de Posy Simmonds, écrivain et illustratrice anglaise. Les éditions Denoël rééditent Gemma Bovery, librement inspiré de Madame Bovary de Flaubert, et Tamara Drewe, issu de Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (Grand Prix de la critique de la bande-dessinée en 2009), qui a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Stephen Frears présentée hors compétition au Festival de Cannes en 2010.
    Posy Simmonds racontera, images à l’appui, sa manière de travailler et nous entraînera dans le making-off de ces deux chefs-d’œuvre.

    À LIRE : Posy Simmonds, Gemma Bovery, traduit de l’anglais par Lili Sztajn et Jean-Luc Fromental ; Tamara Drewe, traduit par Lili Sztajn, Denoël, 2012 (rééditions).
  • 19h

    LES APÉROS DU POIVRE D'ÂNE

    > 9 place de l'Hôtel-de-Ville

    La librairie Au Poivre d’Âne et l’équipe des Correspondances vous convient à trinquer avec les auteurs invités du festival. L’occasion de discuter avec eux en toute simplicité ou de se faire dédicacer leurs livres.

  • 21h

    "CORRESPONDANCE" D'ARTHUR RIMBAUD

    LECTURE PAR ANDRÉ MARCON
    > Grandes salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    De l’adolescent rebelle, génie fulgurant, à l’homme insatisfait et épris d’absolu, on croit connaître Rimbaud. Il demeure toutefois insaisissable. Il incarne à lui seul la liberté, la rage, la provocation, le rejet de la médiocrité, l’utopie. Mais tout n’a-t-il pas été dit et écrit sur Rimbaud ? À travers cette correspondance, qui couvre l’essentiel de sa courte vie, on devine les aspects plus humains, plus concrets de son caractère. On le découvre tour à tour lycéen fugueur, poète prodige, paysan, commerçant, organisateur d’expéditions, trafiquant d’armes et homme blessé. Les premières lettres sont datées de 1870, lorsqu’il s’échappe de Charleville-Mézières sans un sou en poche et qu’il écrit à Georges Izambard, son professeur, ou à Théodore de Banville, le poète parnassien. Les dernières datent de 1891. Amputé de sa jambe droite, hospitalisé à Marseille, Rimbaud espère encore partir. Loin.
    L’envie de proposer cette lecture à André Marcon s’est imposée immédiatement tant son goût pour Rimbaud est revendiqué et tant son talent de lecteur est grand. Il est difficile, voire impossible, de citer tous les metteurs en scène de théâtre avec lesquels ce comédien d’exception a travaillé : Roger Planchon, Klaus-Michael Grüber, Georges Lavaudant, Alain Françon, Peter Zadek, Valère Novarina... De même pour le cinéma : Jacques Rivette, Alain Tanner, Bertrand Bonello, Olivier Assayas, Mia Hansen-Løve, Lucas Belvaux et de nombreux autres réalisateurs ont fait appel à son talent.

    À LIRE : Arthur Rimbaud, Œuvres complètes, coll. « La Pochothèque », Le Livre de Poche ainsi que : Correspondance d’Arthur Rimbaud, Fayard, 2007 ; Correspondance posthume 1891-1900, Fayard, 2010 ; Sur Arthur Rimbaud, Correspondance posthume 1901-1911, Fayard, 2011 (présentation et notes de Jean- Jacques Lefrère), avec le soutien de la Fondation La Poste.
  • 22h30

    DOMINIQUE A

    LECTURE MUSICALE
    > Café Provisoire

    S’il est l’un des acteurs majeurs de la scène musicale française, Dominique A est également de ceux qui auront le plus affirmé et exploré les liens fertiles entre musique et littérature. «Dans romans et nouvelles, j’ai toujours pioché des phrases, des thèmes, pour mettre mes chansons sur les rails. » Sa « dette », il l’avait écrite noir sur blanc dans le recueil qui accompagnait la sortie de son album « Tout sera comme avant », et dans lequel il avait invité une quinzaine de romanciers complices à écrire des nouvelles à partir des titres de ses chansons. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il était revenu aux Correspondances en 2004, après nous avoir offert une superbe lecture musicale en 2002.
    Cette année (où l’on fête ses vingt ans de carrière), il publie conjointement un album somptueux, « Vers les lueurs », et un livre subtil et juste, Y revenir, récit sur les relations qu’il entretient avec Provins, la ville de son enfance (évoquée aussi dans certaines chansons comme Rue des Marais ou Les Terres brunes). Il tente de comprendre pourquoi ce lieu, par- delà les années, ne cesse de le hanter tout en le confrontant à un sentiment double : attirance et répulsion pour cette ville fortifiée qui est peut-être à l’origine de la mélancolie qui fait le style si particulier de ses chansons et de son univers musical. Un livre titré Y revenir, car il est aussi le récit d’un concert donné en mars 2011 au pied des remparts de Provins et qui réserva à l’auteur d’étranges surprises et quelques révélations, confirmant que la mémoire et le lien à l’enfance sont l’endroit de curieux paradoxes.
    Pour fêter cette triple actualité — l’album, le livre, les 20 ans du mythique « La Fossette » — nous avons, nous aussi, voulu notre cérémonial : redonner une carte blanche à Dominique A, dix ans après sa mémorable première lecture musicale à nos côtés. Et nous sommes très fiers qu’il ait accepté cette escale à Manosque, en plein milieu de sa tournée, pour offrir au public des Correspondances un moment inédit entre musique et littérature.

    À LIRE : Dominique Ané, Y revenir, Stock, 2012.
    À ÉCOUTER : Dominique A, « Vers les lueurs », Cinq 7, 2012.