Réalisation du site internet : Création de site internet à Alençon (61) / studio graphique

  • 10h30

    GUILLAUME GUÉRAUD & POSY SIMMONDS

    RENCONTRE ANIMÉE PAR MAYA MICHALON
    > Place Marcel-Pagnol

    Cette rencontre littéraire marque le lancement officiel du Prix littéraire des adolescents du 04, dont la remise se fera en mai 2013, dans le cadre de la Fête du livre jeunesse.
    Elle réunit Guillaume Guéraud, romancier connu pour ses textes percutants, et Posy Simmonds, écrivain et illustratrice anglaise, dont les romans graphiques s’imposent comme de nouveaux classiques du genre. Au premier, on doit Anka, un roman fort et noir comme il sait si bien les écrire, qui à la fois dérange, et dénonce la conformité et l’injustice. Quant au nom de Posy Simmonds, il sera ici associé à celui de Tamara Drewe, son héroïne déjà célèbre pour avoir été portée à l’écran par Stefen Frears en 2010.

    À LIRE : Guillaume Guéraud, Anka, Le Rouerge, 2012 ; Posy Simmonds, Tamara Drewe, traduit par Lili Sztajn, Denoël graphic, 2012 (réédition).
    Rencontre proposée dans le cadre du Prix littéraire des adolescents du 04.
  • 11h

    LES APÉROS LITTÉRAIRES DU COMITÉ DE LECTURE

    AVEC MATHIAS ÉNARD & SABRI LOUATAH
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Pendant le festival, les membres du comité de lecture, accompagnés par Raphaël France-Kullmann, invitent le public à des lectures d’extraits de livres des auteurs invités aux Correspondances, puis à bavarder avec eux autour d’un verre.

    Rencontres animées par Nathanaële Corriol et Sylvie Pezon de la médiathèque intercommunale.
  • 14h

    FRÉDÉRIC NEVCHEHIRLIAN

    RENCONTRE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Longtemps classé dans la famille des slameurs, Frédéric Nevchehirlian a une façon saisissante de dire les textes. Porté par son goût pour la langue, armé de son style à la fois nerveux et suave, il ne cesse en réalité de circuler entre les genres : chanson, rock, électro, poésie, performance... En 2005, avec le groupe Vibrion qui réunit cinq artistes de la scène slam marseillaise autour d’un projet original de poésie-rock, il reçoit le Prix-découverte du Printemps de Bourges. Aujourd’hui, il connaît la consécration pour avoir composé un album faisant entendre un Jacques Prévert insoumis et engagé. Entre-temps, il continue de forger son propre répertoire avec « Monde nouveau, monde ancien » (2009). Un nouveau disque sortira prochainement, conçu avec l’écrivain Ronan Chéneau. Avec, toujours, ce désir de rapprocher poésie et musique, de mettre le texte en vie.

    À ÉCOUTER : « Le soleil brille — pour tout le monde ? », Prévert & Nevchehirlian, 2011.
    Rencontre proposée dans le cadre du Prix littéraire des adolescents du 04.
  • 15h

    "SAGAN EN TOUTES LETTRES" PAR DENIS WESTHOFF

    RENCONTRE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    LETTRES LUES PAR BLANCHE VAN HYFTE
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Il existe une poignée de lettres de Françoise Sagan (publiées par les éditions de l’Herne) : parmi elles, le fameux exercice d’admiration adressé à Jean-Paul Sartre et puis cette «lettre d’adieu», universel et sublime règlement de compte amoureux. Si nous avons souhaité en donner lecture, c’est que cette année est particulière : Denis Westhoff, fils de Françoise Sagan et de Bob Westhoff, vient de publier un portrait subjectif et fort de sa mère, de sa « bande » et de ces années que l’on a trop souvent caricaturés. Dans Sagan et fils, il livre «sa» vérité et nous invite à redécouvrir cette romancière faussement désinvolte, on ne peut plus douée, vive et si décente. C’est aussi grâce à sa ténacité admirable, associée à celle de l’éditeur Jean-Marc Roberts, que l’on peut aujourd’hui relire chez Stock de nombreux titres (pour certains inédits) qui demeuraient introuvables jusqu’alors. Autant de raisons de saluer Sagan.

    À LIRE : Denis Westhoff, Sagan et fils, Stock, 2012.
  • 15h

    RONIT MATALON & ROSIE PINHAS-DELPUECH

    JEU DOUBLE : UN ÉCRIVAIN ET SA TRADUCTRICE
    RENCONTRE ANIMÉE PAR MAYA MICHALON
    > Place Marcel-Pagnol

    « Le Bruit de nos pas se dit en hébreu ‘’la voix’’ de nos pas. c’est intraduisible en français. Pourtant un écrivain est cette voix singulière qui s’élève dans la langue originale et dont le traducteur essaie de capter l’écho dans la langue étrangère », dit Rosie Pinhas-Delpuech, traductrice du livre de Ronit Matalon, désigné par la critique israélienne comme le roman le plus important des dix dernières années.
    Une famille, une maison au milieu du désert israélien. La mère tient sa « baraque » coûte que coûte.
    « L’enfant » n’a pas de prénom, il erre dans la baraque. La grand-mère l’aime comme sa propre fille. Presque trop. Surtout quand la mère part à l’aube pour aller faire des ménages chez d’autres et ne revient que tard le soir. Il y a la sœur, Corinne, grande coquette, le frère, Sammy, menuisier. Et enfin, le père, Maurice, l’éternel absent, le révolutionnaire idéaliste. Et « l’enfant » qui voit tout, se souvient et reconstruit pour nous le puzzle familial.
    Ronit Matalon, d’origine égyptienne, est née et vit en Israël. Elle a été journaliste pour la télévision et correspondante à Gaza et en Cisjordanie pour le quotidien Haaretz. Aujourd’hui, elle enseigne la littérature comparée et hébraïque ainsi que l’écriture de scénarios à l’université.
    Rosie Pinhas-Delpuech est née à Istanbul et vit en France. Pour « ne pas oublier l’hébreu », après deux longs séjours en Israël, elle commence à traduire et à écrire. Directrice de la collection « Lettres hébraïques » chez Actes Sud, elle est l’auteur de plus de 80 traductions, de quatre livres de fiction et de très nombreux textes publiés dans des recueils collectifs.
    En partenariat avec le Collège international des traducteurs (CITL).

    À LIRE : Ronit Matalon, Le bruit de nos pas, traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, coll. « Cosmopolite », Stock, 2012. Rosie Pinhas-Delpuech, Suites byzantines, Bleu autour, 2009 ; Insomnia, une traduction nocturne, Bleu autour, 2011 (réédition).

    Ronit Matalon et Rosie Pinhas-Delpuech seront au CIRL à Arles le jeudi 27 septembre à 18h30.

     

  • 15h

    LES 50 ANS D'AMNESTY INTERNATIONAL

    RENCONTRE AVEC AURINE CRÉMIEU ET PHILIPPE LEFAIT ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    À l’occasion de ses 50 ans de combat, Amnesty International publie un livre qui réunit témoignages et archives visuelles, extraits d’œuvres littéraires (Jean Genet, Annie Ernaux, Fatou Diome) et paroles de personnalités phares de la lutte pour les Droits de l’homme, tels Robert Badinter ou le Palestinien Elias Sanbar.
    « La littérature écrit l’esclavage ou les horreurs d’un siècle. Elle redonne, dans les textes qui ponctuent ce livre, les combats contre une résistible barbarie et les tropismes humains qui la font naître. Elle offre toujours de penser le monde, quitte à le refaire. D’ailleurs, sur le terrain, c’est ce que font celles et ceux d’Amnesty International... Du mythe fondateur au prix Nobel, du tract à la gouvernance d’une grande organisation, de la parole aux actes, de l’existence dans un brouhaha mondialisé : ce sont quatre des jalons de cette aventure aussi nécessaire que singulière. » (Aurine crémieu et Philippe Lefait)

    À LIRE : Aurine Crémieu et Philippe Lefait, Amnesty International a 50 ans, Cherche-Midi Éditeur, 2011.
  • 15h

    LES SIESTES ACOUSTIQUES ET LITTÉRAIRES

    PAR BASTIEN LALLEMANT, JP NATAF ET ALBIN DE LA SIMONE
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    C’est Bastien Lallemant qui est à l’origine de ce réjouissant concept : inviter des spectateurs à s’allonger dans une salle de concert faiblement éclairée (coussins fournis !), réunir une poignée d’artistes et, sans micro ni amplification, offrir un concert tout acoustique. Si certaines et certains s’endorment réellement, les témoins « éveillés » auront pu constater l’écoute très particulière et inédite que cette posture induit. D’où notre envie de proposer à Bastien Lallemant et à deux de ses compères — JP Nataf et Albin de la Simone — de venir créer à Manosque des siestes acoustiques mais également littéraires. Rendez-vous à 15h : les trois complices ont préparé une heure de chansons et de lectures avec des auteurs du festival dont il serait dommage de dévoiler ici l’identité.
    Expérience singulière assurée !

  • 16h

    LIRE DANS LE NOIR

    FORUM ANIMÉ PAR AURÉLIE KIEFFER
    L'invité du jour : LAURENT STOCKER
    > Hôtel Voland

    Lire dans le noir a créé en 2009 le premier Prix du livre audio qui récompense les meilleurs ouvrages parus dans l’année sous ce format. Nous vous proposons de découvrir les finalistes 2012 avant l’ultime délibération du jury. Écoutez des extraits des ouvrages présélectionnés (livres audio jeunesse, fictions et documentaires) et découvrez la qualité et la diversité de ces œuvres.

  • 16h30

    FRANÇOIS BON & PASCAL DIBIE

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR MICHEL ABESCAT
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    François Bon choisit soixante-quatre objets pour raconter son univers et sa propre histoire : celle des années 1950 et 1960 en Vendée, à l’époque de la machine à écrire et de la règle à calcul. Dans la droite lignée du Je me souviens de Georges Perec ou des Mythologies de Roland Barthes, et en hommage au poète Francis Ponge et à son Parti pris des choses, François Bon s’inscrit dans une tradition littéraire en la marquant du sceau de sa modernité engagée. Pionnier de l’édition numérique, sa nostalgie ne laisse place à aucune amertume.
    Pascal Dibie, l’ethnologue, s’attache, lui, à un seul objet : la porte. Il mêle ingénieusement les références littéraires, historiques, sociologiques, etc., et parcourt le monde pour mieux saisir ce que représente et symbolise ce lieu de passage. Son livre est dédié à «tous les entrouvreurs, les pousseurs, les écarteurs de portes, à ceux qui y piétinent, y espèrent, y attendent encore ». Une rencontre entre ethnologie et littérature où le sérieux est toujours joyeux.

    À LIRE: François Bon, Autobiographie des objets, coll. « Fiction & Cie », Le seuil, 2012; Pascal Dibie, Ethnologie de la porte, des passages et des seuils, Métailié, 2012.
  • 16h30

    "COMME UNE BÊTE" DE JOY SORMAN

    RENCONTRE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Place Marcel-Pagnol

    Il s’appelle Pim et il est apprenti-boucher. C’est ce qu’on appelle une « vocation » : passionné par les bêtes, et plus précisément par les vaches, Pim n’envisage pas autre chose que de leur consacrer sa vie. Enfin : consacrer sa vie à leur chair. Un excellent élève. Un peu trop sensible certes mais irréprochable. rien ne pourra donc le faire dévier de sa passion. Jusqu’à ce qu’elle se fasse fascination puis bientôt... dévoration. Car Pim veut « porter l’art de la boucherie à son achèvement, il sait comment, il sait ce qui lui manquait, c’est l’heure du bouquet final »...
    Avec Comme une bête, Joy Sorman nous entraîne dans des arcanes que l’on pense tout d’abord documentaires pour mieux glisser, imperceptiblement, vers un romanesque inspiré et puissant. Les mains dans la chair, à la folie, ce livre faussement naturaliste se paie le luxe de culminer en un point d’incandescence absolument poétique.

    À LIRE : Joy Sorman, Comme une bête, Gallimard, 2012.
  • 17h

    "LYNX" D'EMMANUELLE PIREYRE

    PERFORMANCE
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    Féerie générale s’organise autour de huit saynètes répondant chacune à une question du type «Comment faire le lit de l’homme non schizoïde et non aliéné?» ou «Frédéric Nietzsche est-il halal?». Dans un habile mélange de fiction et de réalité, ce livre associe légèreté, imagination, rêve, poésie et cynisme le plus vil. C’est qu’Emmanuelle Pireyre transcrit, non sans humour, l’absurdité du monde contemporain. Pour Les Correspondances, elle propose, sous le titre Lynx, une performance inspirée de ce roman : un auteur en randonnée parlera au spectateur de la neige, d’une amie voilée, de Louis de Funès... Une sorte de conférence illustrée de courts sketchs vidéo et ponctuée des bribes électro-pop chantées par le musicien Toog.

    À LIRE : Emmanuelle Pireyre, Féerie générale, L’Olivier, 2012.
  • 18h

    "L'AMOUR SANS LE FAIRE" DE SERGE JONCOUR

    RENCONTRE ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    «Ne pas avoir d’enfant, c’était se condamner à rester l’enfant de ses parents.» Peut-être est-ce la raison pour laquelle Franck est resté dix ans sans voir son père et sa mère. Quant à savoir ce qui le pousse à leur rendre visite brusquement... Revenu dans cette province rurale qui abrite tous ses souvenirs d’enfance, Franck retrouve des parents taiseux et pudiques. Et puis le fantôme d’Alexandre, ce frère disparu. Un semblant de vie familiale pourrait reprendre, avec ses non-dits et son amertume étranglée. Mais voilà qu’arrive Louise, l’ex-compagne d’Alexandre, accompagnée de son petit garçon. Que peut-il se passer entre Franck et Louise, qu’un spectre sépare ? L’amour sans le faire...

    À LIRE : Serge Joncour, L’Amour sans le faire, Flammarion, 2012.
  • 18h

    "LÀ, AVAIT DIT BAHI" DE SYLVAIN PRUDHOMME

    RENCONTRE ANIMÉE PAR MICHEL ABESCAT
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Lorsque son grand-père pied-noir lui parle de Bahi, jeune employé de la ferme qu’il exploitait en Algérie, le narrateur se met en tête de le retrouver. Il a besoin de lui pour mieux comprendre ce vieux Malusci, ancien colon dont le visage s’éclaire à l’évocation de l’Algérie française qu’il a dû quitter à la veille de l’Indépendance. Bahi accueille le petit-fils de Malusci, qu’il emmène en camion sur les routes du pays. Au gré des souvenirs et des lieux qu’ils traversent, se dessinent les portraits de Malusci, de Bahi et de l’Algérie.
    Sylvain Prudhomme nous invite, à travers ce quatrième roman, à arpenter les chemins de l’Histoire et le cœur des hommes.

    À LIRE : Sylvain Prudhomme, Là, avait dit Bahi, coll. « L’Arbalète », Gallimard, 2012.
  • 18h

    MANUEL CANDRÉ & ARTHUR DREYFUS

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR MAYA MICHALON
    > Place Marcel-Pagnol

    Autour de moi est un texte en forme de journal : le narrateur y revisite son histoire douloureuse en transcrivant quotidiennement un souvenir d’enfance. Par touches — le temps du souvenir n’est pas linéaire —, Manuel Candré décrit des scènes tragiques ou des anecdotes fondatrices et dresse ainsi un vibrant paysage de mémoire.
    L’étrange poésie de l’enfance est le point de départ du livre d’Arthur Dreyfus. Madec Madand, petit garçon solitaire en proie à d’inquiétantes angoisses, est victime d’un dramatique accident domestique. Sa mère refuse l’âpre réalité de la mort, elle fait « disparaître » Madec. Belle famille est une plongée dans une histoire de famille et de mœurs, pinçante, haletante comme un Agatha Christie, dure comme un Zola. Avec ce second roman, inspiré de l’affaire Madie Mc Cann, qui a défrayé la chronique à l’été 2007, Arthur Dreyfus a reçu le Prix du livre Orange 2012.

    À LIRE : Manuel Candré, Autour de moi, Joëlle Losfeld, 2012 ; Arthur Dreyfus, Belle famille, Gallimard, 2012.
  • 18h30

    "EN L'ABSENCE D'ANTONIO TABUCCHI"

    CONFÉRENCE-LECTURE PAR BERNARD COMMENT
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    L’écrivain Antonio Tabucchi est mort le 25 mars 2012, jour de l’Annonciation. Son ami et traducteur Bernard Comment lui rend ici hommage par des extraits, des anecdotes et des indices biographiques. Il évoque les ombres de l’Histoire, le dépaysement, l’altérité, l’allusion, le sous-entendu, la musique de la langue, l’engagement, la puissance d’analyse et de métaphore, autant de thèmes que l’on retrouve dans l’œuvre foisonnante de Tabucchi. «Ton crâne est trop petit, beaucoup trop petit pour tout ce qui se passe dedans, je te voyais grimacer par moments, et on voyait, oui, on voyait ton intelligence à l’œuvre, en acte, une intelligence aiguë, effervescente, une incroyable rapidité dans l’enchaînement des idées, et une stupéfiante clairvoyance, ce que Balzac appelait la double vue. (...) En sortant d’un dîner avec toi, on se sentait enrichi, on se disait que rien n’était perdu, que ta voix pouvait changer les choses», disait Bernard Comment lors de son enterrement à Lisbonne.

    À LIRE : Antonio Tabucchi, Le temps vieillit vite, coll. « Folio », Gallimard, 2010 ; Pereira prétend, coll. « Folio », Gallimard, 2010 ; Requiem, coll. « Folio », Gallimard, 2006 ; Tristano meurt, coll. « Folio », Gallimard, 2006... Tous ses romans sont traduits de l’italien par Bernard Comment.
  • 19h

    LES APÉROS DU POIVRE D'ÂNE

    > 9 place de l'Hôtel-de-Ville

    La librairie Au Poivre d’Âne et l’équipe des Correspondances vous convient à trinquer avec les auteurs invités du festival. L’occasion de discuter avec eux en toute simplicité ou de se faire dédicacer leurs livres.

  • 21h

    "LETTRES À NORA" DE JAMES JOYCE

    LECTURE PAR LAURENT STOCKER
    > Grande salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    L’entrée de James Joyce dans le domaine public donne enfin accès à ses lettres exceptionnelles, jusqu’à présent introuvables car interdites de publication par les héritiers de l’écrivain.
    Lorsqu’elle rencontre Joyce en 1904, Nora a vingt ans et travaille comme serveuse dans un hôtel de Dublin. La « belle Irlandaise », qui sera la mère de ses enfants, Giorgio et Lucia, est l’inspiratrice de toutes les figures féminines de l’œuvre de Joyce. Ensemble, ils quitteront l’Irlande et vivront en exil, souvent dans une extrême pauvreté, à Trieste, Zürich et Paris. Ces lettres incroyables de Joyce — nous n’avons pas les réponses de Nora — seront lues par Laurent Stocker. Une première série de lettres date de l’année de leur rencontre, et fait la chronique d’un amour naissant où s’entremêlent romantisme lyrique et effusion mystique. Puis en 1909, alors que Nora est à Trieste, Joyce lui écrit de Dublin des lettres d’un érotisme saisissant. Lettres secrètes, lettres intimes, lettres qui révèlent une exaltation amoureuse folle. On y retrouve les thèmes chers à Joyce : l’obsession de la trahison, son rejet de la religion, les relations de couple et ses ambitions de futur grand poète.
    Laurent Stocker entre à la Comédie-Française en 2001, dont il est sociétaire depuis 2004. Cette saison, il sera Candide sous la direction d’Emmanuel Daumas à la Comédie-Française et jouera avec Jacques Weber dans un Labiche mis en scène par Peter Stein au Théâtre national de l’Odéon. Au cinéma, on l’a vu il y a quelques mois dans L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller et, tout récemment, avec Vanessa Paradis dans Cornouaille d’Anne Le Ny. Dès le mois d’octobre, il tiendra l’un des rôles principaux aux côtés de Mathieu Amalric dans un film d’Axelle Ropert.

    À LIRE : James Joyce, Lettres à Nora, traduit de l’anglais, préfacé et annoté par André Topia, Rivages Poche, 2012.
  • 22h30

    DOMINIQUE A

    CONCERT LITTÉRAIRE
    > Café Provisoire

    « Dans romans et nouvelles, j’ai toujours pioché des phrases, des thèmes, pour mettre mes chansons sur les rails. »
    Figure majeure de la scène musicale française, Dominique A est aussi un de ceux qui, le plus, affirme et explore les liens fertiles entre musique et littérature. Déjà invité aux Correspondances en 2002, pour une — superbe — lecture musicale, et en 2004 à l’occasion de la sortie de son album « Tout sera comme avant », Dominique A revient cette année avec un album somptueux, « Vers les lueurs », un livre subtil et juste, Y revenir — qu’hante Provins, sa ville natale —, et vingt ans de carrière à fêter. Pour célébrer cette triple actualité nous avons, nous aussi, voulu notre cérémonial : redonner une carte blanche à Dominique A, dix ans après sa mémorable première lecture musicale à nos côtés. Et nous sommes très fiers qu’il ait accepté cette escale à Manosque, en plein milieu de sa tournée, pour offrir au public des Correspondances un moment inédit entre musique et littérature.
    « J’ai appris au fil des années que les bouts du monde étaient innombrables. J’ai longtemps cru que Provins était le seul possible, l’unique port au seuil d’une mer qui n’existait pas. J’ai cru que j’étais né au terme d’un voyage que je n’avais pas fait, et que je ne pouvais accomplir qu’à rebours. La première image qui me vient : une allée qui conduit à une pente terreuse, où je m’embourbe quand il pleut, et il pleut souvent ici. (...) Je longe les murs décrépits. Au bout d’une rue étroite, apparaît une porte blanche, entrée annexe, pour ainsi dire dérobée, du collège. Il ne tient qu’à moi de faire machine arrière. J’appuie pourtant et la porte s’ouvre, lentement. J’entre. » (Extrait d’Y revenir).

    À LIRE : Dominique Ané, Y revenir, Stock, 2012.
    À ÉCOUTER : Dominique A, « Vers les lueurs », Cinq 7, 2012.