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  • 10h

    LITTÉRATURE EN SCÈNE : LES ENJEUX DE LA LECTURE EN PUBLIC

    TABLE RONDE ANIMÉE PAR MICHEL ABESCAT
    > Fondation Carzou, rue des Potiers

    Gisèle Sapiro et son équipe présenteront les résultats de l’enquête sur le public des Correspondances menée en 2011 lors de la dernière édition du festival. Les conclusions et réflexions de cette expertise permettront ensuite d’explorer les différents aspects et enjeux de la lecture en public. Popularisée en France par une nouvelle génération d’événements littéraires – et notamment Les Correspondances de Manosque – la lecture en public constitue à la fois une forme artistique spécifique, un autre mode d’accès à la littérature pour le public et une nouvelle source de rémunération pour les auteurs.
    Plus largement, ce goût pour les différentes formes de lecture collective (lectures par l’écrivain, lectures de comédiens, auteurs en « performance », théâtralisation du texte et croisements avec d’autres formes de création) offre l’occasion de s’adresser à un vaste public.

    Avec Gisèle Sapiro (directrice de recherche au CNRS, directrice d’étude à l‘EHESS), Olivier Chaudenson (directeur des Correspondances), Geoffrey Pelletier (directeur de la Société des gens de lettres), Jean-François Colosimo (président du Centre national du livre), Élisabeth Beyer, responsable du bureau du livre à l’Ambassade de France à Berlin, Bernard Comment (directeur de la coll. « Fiction & Cie »), Olivier Adam, Arnaud Cathrine et d’autres auteurs du festival.
    En partenariat avec la SGDL.
  • 11h

    LES APÉROS LITTÉRAIRES DU COMITÉ DE LECTURE

    AVEC CLARO & JOY SORMAN
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Pendant le festival, les membres du comité de lecture, accompagnés par Raphaël France-Kullmann, invitent le public à des lectures d’extraits de livres des auteurs invités aux Correspondances, puis à bavarder avec eux autour d’un verre.

    Rencontres animées par Nathanaële Corriol et Sylvie Pezon de la médiathèque intercommunale.
  • 12h30

    ÉPISTOLAIRE ANTÉRIEUR

    DÉAMBULATION LITTÉRAIRE AVEC FRÉDÉRIC FORTE
    > RV au bureau du festival, place de l'Hôtel-de-Ville

    Auteur en résidence à Manosque, Frédéric Forte propose au public des Correspondances de le suivre dans une déambulation d’Écritoire en Écritoire. À chaque « station », l’écrivain invitera les curieux à découvrir avec lui les textes qu’il a composés à leur intention pour titiller leur envie d’écrire.

  • 15h

    LIRE DANS LE NOIR

    FORUM ANIMÉ PAR AURÉLIE KIEFFER
    Les invités du jour : OLIVIER CADIOT & SERGE JONCOUR
    > Hôtel Voland

    Lire dans le noir a créé en 2009 le premier Prix du livre audio qui récompense les meilleurs ouvrages parus dans l’année sous ce format. Nous vous proposons de découvrir les finalistes 2012 avant l’ultime délibération du jury. Écoutez des extraits des ouvrages présélectionnés (livres audio jeunesse, fictions et documentaires) et découvrez la qualité et la diversité de ces œuvres.

  • 15h

    LES SIESTES ACOUTISQUE ET LITTÉRAIRES

    PAR BASTIEN LALLEMANT, JP NATAF, ALBIN DE LA SIMONE
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    C’est Bastien Lallemant qui est à l’origine de ce réjouissant concept : inviter des spectateurs à s’allonger dans une salle de concert faiblement éclairée (coussins fournis !), réunir une poignée d’artistes et, sans micro ni amplification, offrir un concert tout acoustique. Si certaines et certains s’endorment réellement, les témoins « éveillés » auront pu constater l’écoute très particulière et inédite que cette posture induit. D’où notre envie de proposer à Bastien Lallemant et à deux de ses compères — JP Nataf et Albin de la Simone — de venir créer à Manosque des siestes acoustiques mais également littéraires. Rendez-vous à 15h : les trois complices ont préparé une heure de chansons et de lectures avec des auteurs du festival dont il serait dommage de dévoiler ici l’identité. Expérience singulière assurée !
    Plateau d’auteurs entièrement féminin pour cette séance unique.

  • 15h

    SANTIAGO AMIGORENA & OLIVIER STEINER

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Place Marcel-Pagnol

    Santiago Amigorena reprend ici son entreprise autobiographique avec un épisode éminemment «proustien». La Première Défaite, c’est le premier chagrin d’amour. Celui qui vous met à terre. Celui qui dure quatre ans. Qui vire dès la première minute à l’obsession. Philippine vous quitte, alors vous ne quittez plus votre appartement. Lorsque vous trouvez la force de sortir, des larmes incessantes vous font un masque. Vous lui écrivez des centaines de lettres. Vous la suivez dans la rue. Vous n’aimerez plus jamais. Croyez-vous.
    Amour encore dans le premier roman d’Olivier Steiner, Bohème. Un amour sous le signe de la distance là encore puisque l’Atlantique sépare Jérôme et Pierre. Ils ne se sont vus qu’une poignée de secondes et tentent de se « rencontrer » via les mails et les textos. Dans les deux cas : la passion et les multiples adresses qu’elle emprunte pour se faire connaître.
    Deux superbes romans d’amour.

    À LIRE : Santiago Amigorena, La Première Défaite, P.O.L, 2012 ; Olivier Steiner, Bohème, Gallimard, 2012.
  • 15h

    "L'HIVER DES HOMMES" DE LIONEL DUROY

    RENCONTRE ANIMÉE PAR MAYA MICHALON
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Pourquoi la fille du général Mladic, commandant en chef des forces serbes durant le siège de Sarajevo et accusé de génocide, s’est-elle tiré une balle dans la tête? Pour tenter de répondre à cette question, et alors que rien ne va plus dans sa propre vie, Marc, écrivain passionné par le destin des enfants de criminels de guerre, s’envole pour Belgrade en novembre 2010, accompagné de Boris son interprète et bientôt ami. Il rencontre des Serbes de Bosnie qui vivent reclus dans leur petite république ethniquement « pure », pour laquelle ils ont combattu leurs voisins croates et bosniaques. Jour après jour, sans les juger, Marc écoute parler ces hommes et ces femmes désespérés. ce voyage aux confins de l’Europe est une méditation sur la guerre et l’inaptitude au bonheur.

    À LIRE : Lionel Duroy, L’Hiver des hommes, Julliard, 2012.
  • 15h

    ARNO BERTINA & CLARO

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Et si Rodgeur Fédérère, le plus grand tennisman de ces dernières années, perdait tout à coup de sa superbe? Si un journaliste venu l’interviewer sur les raisons de ce passage à vide tentait de le «désenvoûter»? En invitant et détournant l’histoire d’un personnage public dans son récit, Arno Bertina crée une farce géniale et un roman où l’incongruité sert de miroir à une société fascinée par ses icônes.
    Incongruité réflexive, farce géniale : ces termes siéent également au dernier roman psychédélique de Claro, Tous les diamants du ciel. Tout commence au mois d’août 1951, quand les villageois de Pont-Saint-Esprit dans le Gard sombrent tous dans la démence pour avoir mangé le même pain... Tandis que, à la même époque, à New York, la CIA teste sur des individus non consentants une nouvelle drogue, le LSD, dans l’optique de créer une arme de pointe.
    Une rencontre entre deux écrivains d’aventures...

    À LIRE : Arno Bertina, Je suis une aventure, Verticales, 2012 ; Claro, Tous les diamants du ciel, Actes Sud, 2012.
  • 16h30

    MARIE MODIANO

    LECTURE MUSICALE AVEC PETER VON POEHL À LA GUITARE
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    «Parfois, il n’y a pas de différence entre la poésie et la chanson. La poésie est une musique sourde.» Ces mots de Marie Modiano prennent tout leur sens à la lecture de son recueil de poèmes L’Espérance mathématique, du nom d’une variable aléatoire permettant d’établir des moyennes à partir du hasard. La chanteuse aux suaves mélodies — ses deux premiers albums écrits en anglais nous transportaient dans un délicat univers pop-folk — y réunit des textes sensibles où l’on voyage parmi des villes ou des amours enfuies, des paysages oniriques ou fantastiques et des rythmes variés. Pour cette lecture, Marie Modiano est accompagnée par Peter von Poehl, chanteur et guitariste du groupe AS Dragon, qui a collaboré avec, entre autres artistes, Michel Houellebecq, Alain chamfort, Vincent Delerm ou Birdy Nam Nam.

    À LIRE : Marie Modiano, L’Espérance mathématique, coll. « L’Arbalète », Gallimard, 2012.
    À ÉCOUÉR : Marie Modiano, « I’m Not a Rose » et « Outland », Naïve ; Peter von Poehl, « Going to Where the Tea-Trees Are » et « May Day », label Tôt ou Tard.
  • 16h30

    "LES LISIÈRES" D'OLIVIER ADAM

    RENCONTRE ANIMÉE PAR MICHEL ABESCAT
    > Place de l'Hôtel-de-Ville

    Olivier Adam est un habitué des Correspondances de Manosque, comme cofondateur et programmateur du festival d’abord puis, depuis quelques années, comme écrivain. En cette rentrée, il publie Les Lisières, un roman ample et percutant, tout à la fois portrait d’une certaine France, à la périphérie d’elle-même, et portrait d’un homme, Paul Steiner. Quand le roman s’ouvre, sa femme vient de le quitter et il retourne dans la banlieue de son enfance pour s’occuper de ses parents. Pendant ce séjour, il croisera d’anciens camarades mais, surtout, mesurera ce qu’il est advenu de ces lieux-là, de ces gens-là et cherchera à comprendre la distance qui s’est creusée entre lui et son milieu d’origine. Une distance sociale, culturelle, affective.
    Comment trouver sa place? Ce roman questionne ce sentiment d’être toujours à la lisière, à la marge de soi et du monde.

    À LIRE : Olivier Adam, Les Lisières, Flammarion, 2012.
  • 16h30

    "LES IMMORTELLES" DE MAKENZY ORCEL

    RENCONTRE ANIMÉE PAR MAYA MICHALON
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Au lendemain du tremblement de terre qui a ravagé Haïti, un homme, écrivain, se réfugie chez une prostituée. Celle-ci exige qu’il écrive l’histoire d’une jeune fille qu’elle avait prise sous son aile et qui a disparu sous les décombres. À travers l’histoire de Shakira, putain passionnée de littérature et admiratrice de Jacques Stephen Alexis, célèbre écrivain haïtien, Makenzy Orcel aborde les rapports mère-fille et mère-putain. Il rend par là hommage aux prostituées de la Grand-Rue, les «immortelles», qui dispensent amour et tendresse et dont personne ne s’est soucié après l’apocalypse. Ce premier roman, écrit dans la plus grande précarité, est un cri de rage, un témoignage d’un genre très singulier, un choc. « Je suis né fâché, j’ai été fâché toute ma vie. C’est cette colère qui m’a donné envie d’écrire. »

    À LIRE : Makenzy Orcel, Les Immortelles, Zulma, 2012.
  • 16h30

    GAËLLE BANTEGNIE & AURÉLIEN BELLANGER

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place Marcel-Pagnol

    1998 : Emmanuelle et Boris, un jeune couple d’enseignants angevins, partent en vacances d’été. Boris met une tente dans le coffre de leur clio rouge et rêve d’Italie. Il ne se rend pas compte que sa femme préférerait lire de la philosophie chez elle, à l’abri, là où elle ne serait pas poursuivie par d’inquiétantes araignées. L’air de rien et avec un humour piquant, Gaëlle Bantegnie croque dans son Voyage à Bayonne la génération de ceux qui avaient un peu plus de vingt ans en l’an 2001.
    La Théorie de l’information d’Aurélien Bellanger participe également d’une sociologie romanesque des trente dernières années, puisqu’y est retracée la fulgurante ascension de la télécommunication, du Minitel au Web 2.0, au travers de la figure d’un des hommes les plus puissants de ce nouveau monde. Un premier roman remarquable en forme d’épopée contemporaine.
    Les Correspondances proposent un dialogue entre ces deux jeunes auteurs qui retranscrivent l’histoire immédiate et s’en inspirent, chacun à sa manière.

    À LIRE : Gaëlle Bantegnie, Voyage à Bayonne, coll. « L’Arbalète », Gallimard, 2012 ; Aurélien Bellanger, La Théorie de l’information, Gallimard, 2012.
  • 18h

    "YOLANDA" DE MOSHE SAKAL

    RENCONTRE ANIMÉE PAR PASCAL JOURDANA
    > Place de l'Hôtel-d'Herbès

    Momo est un jeune garçon fasciné et adoré par sa grand-mère maternelle, Yolanda. Dotée d’une forte personnalité, elle évolue dans un monde hanté par la nostalgie d’un faste révolu : celui du Caire où elle a tout laissé pour reconstruire sa vie en Israël, à Tel-Aviv. D’une plume sensible, émouvante et extrêmement drôle, Moshe Sakal conte l’univers d’une famille cosmopolite chargée de secrets. En dressant le portrait d’une grand-mère aimante, excentrique et pleine de contradictions, c’est toute la société israélienne contemporaine qu’il déflore, ses maux, ses peurs et ses espoirs.
    Moshe Sakal est né à Tel-Aviv en 1976 dans une famille séfarade d’origine cairote et damascène. Il a vécu six ans à Paris où il a étudié avant de regagner sa ville natale en 2006. Auteur d’un recueil de nouvelles et de trois romans, dont Yolanda, il écrit régulièrement des critiques littéraires et des chroniques culturelles dans le quotidien israélien Haaretz. Il est en résidence à Manosque.

    À LIRE : Moshe Sakal, Yolanda, traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti, coll. « Cosmopolite », Stock, 2012.
  • 18h

    GWENAËLLE AUBRY & MATHIEU RIBOULET

    RENCONTRE CROISÉE ANIMÉE PAR MICHEL ABESCAT
    > Place Marcel-Pagnol

    Gwenaëlle Aubry donne voix à deux jeunes filles : d’une part Sarah qui, suite aux attentats du 11-Septembre, quitte New York avec sa mère pour s’installer en Israël ; d’autre part, Leïla, qui vit dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Nous sommes en 2002. Une ligne de partage les sépare et, pourtant, il y a ce même effroi chevillé au corps.
    Du corps, il est également question dans le livre de Mathieu Riboulet : qu’est-ce que désirer, toucher, empoigner l’autre? Où se trouve cette ligne obscure qui fait basculer l’étreinte vers le corps-à-corps meurtrier? Tour à tour récit et essai, fiction et réalité, ce livre inclassable nous emporte dans une réflexion puissante qui réunit le désir et l’Histoire, l’amour et les hécatombes.
    Deux écrivains admirables qui semblent nous dire qu’en rencontrant l’autre on n’échappe pas à l’Histoire que nous avons en partage, quand bien même celle-ci nous a séparés et nous sépare encore.

    À LIRE : Gwenaëlle Aubry, Partages, Mercure de France, 2012 ; Mathieu Riboulet, Les Œuvres de miséricorde, Verdier, 2012.
  • 18h

    "SUPPLÉMENT À LA VIE DE BARBARA LODEN" DE NATHALIE LÉGER

    RENCONTRE ANIMÉE PAR YANN NICOL
    > Place de l’Hôtel-de-Ville

    Au départ, Nathalie Léger devait écrire une notice biographique pour un dictionnaire de cinéma sur l’actrice Barbara Loden, également réalisatrice de Wanda, film culte de l’histoire du cinéma d’avant-garde américain. Elle en a fait un roman d’une grande intensité qui a reçu le prix du Livre Inter au printemps 2012.
    «(...) Le destin de l’actrice et réalisatrice américaine cristallise de page en page les arguments d’une méditation profonde et émouvante sur la féminité. (...) Intervenant à la première personne, introduisant dans le récit sa propre mère, aux côtés de la femme réelle ayant servi de modèle à Wanda, multipliant par ailleurs les incises et les références [...], Nathalie Léger installe un subtil jeu de miroirs au centre duquel évolue la femme — sous tension, entre ses élans et son rôle social imposé, ses désirs et ses abandons, ses craintes et ses consentements mêlés. » Nathalie Crom, Télérama.

    À LIRE : Supplément à la vie de Barbara Loden, P.O.L, 2012.
  • 18h

    "LE MIRACLE" D'ARIEL KENIG

    LECTURE-PROJECTION
    > Petite salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    Une ancienne camarade de classe contacte le narrateur, devenu écrivain, via Facebook et propose de lui transmettre des photos confidentielles et compromettantes du fils Sarkozy en vacances au Brésil. De là une cohorte de questions inavouables : que faire de ces clichés ? comment en profiter ? Les vendre à la presse people? Mais quelle histoire leur faire raconter? Et s’il n’y avait finalement rien à en dire ? S’ils ne signifiaient que l’insignifiant ?
    Ariel Kenig épingle dans ce roman l’agitation, l’exhibitionnisme, les pulsions bien modernes mais peu glorieuses qui constituent une partie des « réseaux sociaux » et de la presse people. Un miroir aux alouettes auquel le narrateur (qui ne s’épargne pas) a la tentation de céder lui-même. Le tout dans un Paris qui se veut dandy et interlope mais qui n’est peut-être pas tout à fait à la hauteur de la mythologie qu’on lui imagine... Audacieux et d’une belle intelligence sur nos dérives les plus contemporaines.

    À LIRE : Ariel Kenig, Le Miracle, L’Olivier, 2012.
  • 19h

    "LES DÉSARÇONNÉS" DE PASCAL QUIGNARD

    LECTURE PAR L'AUTEUR
    > Grande salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    «Je défends la dépression nerveuse. C’est étrange d’intercéder pour ceux dont on ne veut plus jamais revoir le visage. Si on veut changer de vie, si on veut changer de famille, si on veut changer de couple, si on veut changer de maison, si on veut changer de pays, il faut repasser par la case départ. »
    À l’occasion de la parution du tome 7 du Dernier Royaume, Pascal Quignard, auteur fidèle des Correspondances de Manosque, offre une lecture inédite des Désarçonnés; quatre contes accompagnés de quatre chants écossais, irlandais, italien et anglais.

    À LIRE : Pascal Quignard, Les Désarçonnés, tome 7, Grasset, 2012.
  • 19h

    L'APÉRO DE L'ACAM

    APÉRITIF CONVIVIAL
    > Place Saint-Sauveur

    L’Association des commerçants et artisans manosquins (ACAM) et ses 130 membres assurent, par des animations en tous genres, la promotion et la dynamisation du commerce de centre-ville. Partenaire des Correspondances dès la première édition, l’ACAM offre son traditionnel apéritif, en présence de l’équipe du festival et des auteurs.
    Venez nombreux !

  • 21h

    "LE CANTIQUE DES CANTIQUES" & HOMMAGE À MAHMOUD DARWICH

    SPECTACLE CONÇU PAR RODOLPHE BURGER
    Avec Rodolphe Burger (guitare et chant), Mehdi Haddab (Oud), Julien Perraudeau (basse, clavier), Yves Dormoy (électronique, clarinette), Rayess Bek (chant), la voix de Ruth Rosenthal et les images de Notre musique de Jean-Luc Godard.
    > Grande salle du Théâtre Jean-le-Bleu

    Ce spectacle est d’abord une histoire dont on pourrait faire un roman. Tout commence en 2001 : Alain Bashung demande à son ami musicien Rodolphe Burger d’imaginer une intervention pour sa cérémonie de mariage. Rodolphe Burger fait d’abord le choix du Cantique des cantiques — texte emblématique de l’Ancien Testament, ode mystique et charnel à l’amour — dans la toute nouvelle traduction d’Olivier Cadiot. Il réalise ensuite une fascinante mise en musique pour porter la lecture des époux, Alain Bashung et Chloé Mons. La circonstance privée donne lieu à un disque, qui sera publié par la suite. Jean-Luc Godard le découvre et l’envoie immédiatement à son ami Elias Sanbar, notamment traducteur de Mahmoud Darwich. Sanbar écoute l’enregistrement et pense immédiatement à un poème de Darwich, S’envolent les colombes, résonance évidente, prolongement quasi naturel du texte sacré. Elias Sanbar contacte alors Rodolphe Burger avec qui il évoque un travail musical autour du Cantique et de Darwich.
    Créé pour la première fois sur le plateau du Théâtre Molière à Sète, ce spectacle est la mise en miroir de deux textes d’une incroyable proximité, mais également un double hommage : à Darwich bien sûr, disparu en 2008, et à Bashung, qui nous quittait en 2009. Dans une première partie, Le Cantique est repris dans une version musicalisée où deux voix et deux langues — le français et l’hébreu — se mêlent sublimement. Lui répond ensuite une déclamation mise en musique de S’envolent les colombes.
    Une soirée hypnotique.

    Coproduction : Compagnie Rodolphe Burger, Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau.
    Production déléguée : Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau.
    La Compagnie Rodolphe Burger est soutenue par le ministère de la Culture, Drac Alsace et le Fonds de dotation Agnès b.
    À LIRE : Le Cantique des cantiques (La bible), traduction d’Olivier Cadiot & Michel Berder, Bayard, 2001 ; Mahmoud Darwich, S’envolent les colombes, traduction d’Elias Sanbar, Actes Sud.
  • 22h30

    "POP STORY" FRÉDÉRIC NEVCHEHIRLIAN & RONAN CHÉNEAU

    CONCERT LITTÉRAIRE
    > Café Provisoire

    Après un premier opus remarqué comme «manifeste rock et slam d’avant-garde», «Monde nouveau, monde ancien», puis une mise en musique de textes militants et inédits de Prévert, «Le soleil brille — pour tout le monde?», Frédéric Nevchehirlian avance vers un nouvel album. Il s’appellera «Pop Music». Écrit en collaboration avec Ronan Chéneau, auteur de théâtre connu pour ses pièces Fées et Cannibales publiées aux Solitaires Intempestifs, cet album est le récit sans compromis, abrupt et romantique d’une adolescence où plane l’ombre d’un Rimbaud ou d’un Prévert, révoltés et amoureux de toujours.
    Pour Les Correspondances, Frédéric Nevchehirlian fera entendre en avant-première les chansons de cet album autour d’un texte inédit de Ronan Chéneau. Ils ont décidé d’appeler cet ensemble, non sans humour, Pop Story.

    À ÉCOUTER : Frédéric Nevchehirlian, « Le soleil brille — pour tout le monde ? », Interexterne, 2011 ; « Monde ancien, monde nouveau », Interexterne, 2009.
    À LIRE : Ronan Chéneau, Hector (ou comment faire un monstre), Les Solitaires Intempestifs, 2011 ; Nos enfants nous font peur, Les Solitaires Intempestifs, 2009 ; Fées, Les Solitaires Intempestifs, 2005.